Conférence TIC & Géopolitique
Une conférence sera organisée le Jeudi 25 Mars 2010 par l’école d’ingénieur EPITA. Elle prendra la forme de tables rondes centrées sur les problématiques de guerre de l’information et cyber-guerre.
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Le réchauffement climatique rendant son Grand Nord plus accessible, le Canada pourrait tirer profit d’importants gisements pétroliers et gaziers dans le Cercle Arctique. Sa position actuelle est cependant précaire sur le plan stratégique, ce qui risque de l’empêcher de profiter pleinement de cette opportunité qu’on peut qualifier « d’historique ».
Une approche compétitive risquée
L’approche canadienne par rapport à ses ressources naturelles est celle du libre marché. L’acquisition successive de fleurons de l’industrie minière canadienne (Falconbridge, Inco, Alcan) par des compagnies étrangères en témoigne. Cette approche s’applique aussi au gaz et au pétrole, nous y reviendrons. Pour développer ses ressources, que ce soit en Arctique ou dans les sables bitumineux de l’Alberta, le Canada a besoin d’investissements importants provenant souvent de l’extérieur. Ceci rend les compagnies canadiennes susceptibles aux prises de contrôles par des sociétés étrangères, qu’elles soient privées ou publiques. Des sociétés chinoises ont profité de ce contexte, principalement entre 2005 et 2007, pour mettre la main sur 17 % de MEG Energy Corp (par CNOOC), 40 % du projet Northern Lights (par SinoCanada/Sinopec), sur les droits d’exploitation sur 260km² de sables bitumineux albertains (par CNPC), sur les intérêts d’EnCana au Tchad et en Écuador (par CNPC et une coentreprise nommée Andes Petroleum Company) et 70 % de Husky Energy (par le milliardaire Li Ka Shing et un de ses holdings). Notons aussi que la société d’État sud-coréenne Korea National Oil Corp. a acheté les licences d’exploitation de bitumineux de Newmont et que Total a acheté Synenco en 2008.
Alors qu’un coup d’état vient de renverser le gouvernement de Tandja Mamadou au Niger, il est possible que la junte militaire remette en cause les intérêts des compagnies minières. Selon une étude menée par l’EGE, ce n’est pas Areva qui risque le plus, sinon les sociétés Chinoises et Canadiennes qui avaient bénéficié d’une relation étroite avec la famille de Tanja Mamadou.
When a military coup was to overthrown Tandja’s Mamadou government last February, it was evident that the future of international mining companies operating in Niger was in peril. Niger, a former French colony in southwest Africa, is both one of the poorest countries, and paradoxically, the third Uranium producer in the world.
Une conférence sera organisée le Jeudi 25 Mars 2010 par l’école d’ingénieur EPITA. Elle prendra la forme de tables rondes centrées sur les problématiques de guerre de l’information et cyber-guerre.
EADS et son partenaire américain Northrop-Grumman ont annoncé qu’ils retiraient leur candidature de l’appel d’offres concernant le renouvellement des avions ravitailleurs de l’US Air Force. Ils estiment que la dernière modification de l’appel d’offre du Département de la Défense « favorise clairement » leur concurrent Boeing. Ce contrat portait sur la fourniture à dix ans de 179 appareils pour un montant estimé entre 35 et 40 milliards d’euros. En 2008, l’US Air Force avait donné sa préférence pour le KC-45 d’Airbus mais Boeing a déposé un recours contre cette décision et obtenu la remise en cause de l’appel d’offre.
Olivier de MAISON ROUGE, Avocat au Barreau de Clermont-Ferrand, revient sur LOPPSI II dans un article intitulé « L’intelligence juridique, le droit au service de l’intelligence économique ».
Dans un contexte de compétition économique globale exacerbée s’est développé depuis plus d’une vingtaine d’années désormais le concept d’intelligence économique qui se définit communément comme étant « la maîtrise et la protection de l’information stratégique pertinente pour tout acteur économique ».
A ce titre, le projet de loi nommée LOPPSI II est appelé à délimiter les contours de l'activité privée d'intelligence économique qui seraient définis comme « consistant dans la recherche et le traitement d'informations sur l'environnement économique, commercial, industriel ou financier d'une ou plusieurs personnes physiques ou morales, destinées soit à leur permettre de se protéger des risques pouvant menacer leur activité économique, leur patrimoine, leurs actifs immatériels ou leur réputation, soit à favoriser leur activité en influant sur l'évolution des affaires ou les décisions de personnes publiques ou privées ».
Le réchauffement climatique rendant son Grand Nord plus accessible, le Canada pourrait tirer profit d’importants gisements pétroliers et gaziers dans le Cercle Arctique. Sa position actuelle est cependant précaire sur le plan stratégique, ce qui risque de l’empêcher de profiter pleinement de cette opportunité qu’on peut qualifier « d’historique ».
Une approche compétitive risquée
L’approche canadienne par rapport à ses ressources naturelles est celle du libre marché. L’acquisition successive de fleurons de l’industrie minière canadienne (Falconbridge, Inco, Alcan) par des compagnies étrangères en témoigne. Cette approche s’applique aussi au gaz et au pétrole, nous y reviendrons. Pour développer ses ressources, que ce soit en Arctique ou dans les sables bitumineux de l’Alberta, le Canada a besoin d’investissements importants provenant souvent de l’extérieur. Ceci rend les compagnies canadiennes susceptibles aux prises de contrôles par des sociétés étrangères, qu’elles soient privées ou publiques. Des sociétés chinoises ont profité de ce contexte, principalement entre 2005 et 2007, pour mettre la main sur 17 % de MEG Energy Corp (par CNOOC), 40 % du projet Northern Lights (par SinoCanada/Sinopec), sur les droits d’exploitation sur 260km² de sables bitumineux albertains (par CNPC), sur les intérêts d’EnCana au Tchad et en Écuador (par CNPC et une coentreprise nommée Andes Petroleum Company) et 70 % de Husky Energy (par le milliardaire Li Ka Shing et un de ses holdings). Notons aussi que la société d’État sud-coréenne Korea National Oil Corp. a acheté les licences d’exploitation de bitumineux de Newmont et que Total a acheté Synenco en 2008.
Pour ce premier trimestre 2010, l'équipe d'Infoguerre vous propose une sélection de quatre ouvrages à découvrir.
Renseignement et espionnage
Les éditions Nouveau Monde sont à l'honneur avec deux ouvrages sur le monde secret des services de renseignement.
Jean-René Belliard nous propose une lecture originale des conflits au Moyen-Orient à travers le témoignage d'anciens des services de renseignement. « Beyrouth, l'enfer des espions » transporte le lecteur en pleine guerre froide au Liban, à l'époque où les agents de la CIA, du KGB, du Mossad et du Moukhabarat (services syriens) se livraient une guerre de l'ombre.
Conférence sur la France-Afrique à l’école Militaire par Monsieur André JANIER Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République de Côte d’Ivoire jusqu’à l’été 2009.
Module Grille de lecture géopolitique de l’Ecole de Guerre Economique. L’objet de cette conférence est de donner un éclairage sur la capacité de la France à défendre ses intérêts en Afrique francophone.
Conférence sur la France-Afrique à l’école Militaire par Monsieur André JANIER Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République de Côte d’Ivoire jusqu’à l’été 2009. Module Grille de lecture géopolitique de l’Ecole de Guerre Economique. L’objet de cette conférence est de donner un éclairage sur la capacité de la France à défendre ses intérêts en Afrique francophone.
Alors que sur les écrans du monde occidental l’ours polaire, victime expiatoire des fautes environnementales humaines n’en fini pas de mourir, le grizzli canadien et l’ours russe se lèchent les babines. Dans un contexte où les routes maritimes du détroit de Malaga et du golf d’Aden sont devenues dangereuses, une conséquence attendue du réchauffement climatique est, dans un avenir qui reste à déterminer, de proposer une alternative aux routes des canaux de Suez et de Panama. La déclaration d’Ilulisat réaffirmait le cadre juridique régissant l’arctique, mais si le Groenland et la Norvège ne doivent pas être oubliés sur l’échiquier arctique, ce sont principalement le Canada et la Russie, étonnamment convergents dans leur dialectique de revendication de souveraineté, qui ont de fait une carte à jouer sous l’arbitrage offensif des Etats-Unis. Ces cartes semblent identiques, mais les forces et peut être même les volontés profondes ne sont pas égales. Décrypter la stratégie de puissance des deux pays, c’est comprendre les enjeux à long terme du développement de ces nouvelles routes et déjà y déceler les puissances qui misent sur leur praticabilité.
Le Congo fait partie des pays les moins avancés. Miné par l’instabilité politique et économique qui y règne, le pays accuse d’un fort retard dans son développement et reste principalement focalisé sur le secteur primaire. Ses nombreuses richesses naturelles lui fournissent pourtant une arme de puissance latente. Certains éléments nous portent à croire que les organisations et les entreprises internationales profitent de cette situation à des fins économiques, et ce, par l’instrumentalisation de certifications environnementales internationales. La forêt s’étend sur environ 112 millions d’hectares du territoire congolais. Soit à peu près 60% de la superficie du pays. Sur cette étendue forestière, 40 millions d’hectares sont exploitables. Trois types d’exploitation se dégagent : les multinationales étrangères, les petites et moyennes entreprises et les activités illégales de pillage, contrebande et d’abattage sauvage. Ce dernier est difficilement chiffrable, la part des exportations illégales oscillerait entre 30 et 60%. Il existe une prédominance des grands groupes internationaux tels le Suisse Danzer Group via sa filiale SOFIRCO et ses concessions forestières IFO, ou bien le Danois DLH Group via la Congolaise Industrielle du Bois (CIB). Accumulées, les concessions forestières détenues par ces deux groupes s’élèvent à près de 4 millions d’hectares.
Allié traditionnel des Etats-Unis, le Japon a largement remis en cause ce partenariat stratégique depuis la victoire aux élections législatives du Parti Démocrate du Japon (PDJ).
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon délègue aux Etats-Unis une partie des décisions en matière de politique étrangère. Inscrite dans le programme politique du PDJ, la remise en cause de la tutelle américaine sur la politique étrangère japonaise est d’abord symbolique. Au lendemain des élections, le nouveau premier ministre japonais Hatoyama affirmait dans une tribune du New York Times : « Le modèle américain a été battu en brèche par la guerre en Irak et par la crise financière. » Il soulignait également sa volonté de rééquilibrer les relations américano-japonaises qui sont perçues au Japon comme des rapports de soumission injustifiés.
La grande histoire des célèbres « Emprunts Russes » qui traumatisa longtemps l’inconscient français, est complexe, pleine de rebondissements et de polémiques, sorte de reflet des déchirures politiques de la société française au siècle dernier. Un de ses épisodes mal connu, l’échec des pourparlers de la conférence franco-soviétique en 1927, révèle une logique de soumission de la volonté des dirigeants français par un alignement sur leurs homologues britanniques, et témoigne de l’affaiblissement de notre position en Europe.
Les PME allemandes en 2009
L'Allemagne doit son succès économique ainsi que la création d'emplois, en particulier aux PME et non aux grands groupes industriels comme c'est le cas dans d'autres pays industrialisés. La définition d'une PME est la suivante : maximum 500 employés et un chiffre d'affaires annuel de 50 millions d’euros maximum. Elles totalisent 40 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et emploient 70 % de la population. Néanmoins, le tissu des PME résiste mieux que les grands groupes à la crise qui a débuté en 2008. Tel est le constat de l’Institut für Mittelstandsforschung“ (IfM), un institut de recherches, spécialisé dans les PME a ainsi révélé dans son analyse de l'année 2009 qu'il y avait 410.000 créations d’entreprises (hausse de 2,7 %) et en même temps, une baisse des liquidations de sociétés de 3,6 % (397.000). Johann Eekhoff, le président de l'institut, précise que ce sont les petites entreprises de moins de 20 employés qui ont étonnamment le mieux résisté. D'après une enquête actuelle auprès de 1 500 PME, une entreprise sur trois attend un redressement économique et une hausse du nombre des commandes au plus tard à l'automne 2010.
Avec le lancement en janvier 1994 de l’accord de libre-échange entre le Mexique et les États-Unis (ALENA), la relation commerciale entre les deux pays s’est fortement intensifiée, à tel point que le Mexique est devenu un allié économique incontournable des États-Unis. En 2007, les exportations du Mexique vers les États-Unis représentaient 82,7% du commerce mexicain, alors que seulement 11,7% des exportations des États-Unis sont à destination du Mexique. Cette asymétrie commerciale entre les deux pays fragilise le Mexique dans son rapport de force avec la superpuissance voisine.
Alors que le Président Obama a annoncé en décembre dernier le déploiement accéléré de 30 000 soldats en Afghanistan, un essor des services rendus par des SMP en Afghanistan est imminent. Même si l’Afghanistan peut sembler un marché avantageux pour les SMP internationales, ce dernier a été verrouillé par l’instrumentalisation des normes sous influence américaine. Les récentes déclarations du président afghan contre les activités des SMP augurent d’une évidente incertitude sur le marché afghan, surtout dans le cadre d’un transfert des responsabilités au régime local.
As President Barack Obama announced back in December to mobilize an extra contingent of 30,000 U.S. troops into Afghanistan, this policy should be accompanied by an increase of private contractors in support of the U.S. Army. According to a report by the Commission on Wartime Contracting in Iraq and Afghanistan (CWC), Obama’s newly announced surge in Afghanistan will particularly lead to an increase in the subcontracting of Private Military Companies (PMC) under direction of the Department of State (DoS) and the Department of Defense (DoD) of the United States.
Déçue par l’échec politique de Mai 68, une partie de l’extrême gauche abandonne l’utopie du pouvoir prolétarien pour se réfugier dans la promotion de l’écologie, idée issue du monde conservateur, et les manifestations antinucléaires. Quarante ans plus tard, enferrés dans une attitude contestataire pas toujours raisonnée, ils butent sur le réchauffement climatique et ses conséquences déjà visibles. Le nouveau débat interne qui propose de revoir leur position sur le nucléaire touche à un héritage politique profond qui fait leur identité. Retour sur leur basculement idéologique initial.
Nous vous proposons la lecture de cette étude qui vise à répondre à la question suivante : En quoi la volonté de la Chine de développer son industrie aéronautique pourrait-elle faire exploser la mainmise des deux géants Airbus et Boeing ? Et masque-t-elle d’autres velléités ?
L’aéronautique est une activité industrielle qui attire les convoitises. Son chiffre d’affaires consolidé représente plusieurs centaines de milliards de dollars réalisé en large majorité par deux acteurs : EADS et Boeing.
Boeing, avionneur historique, a longtemps été en situation de leadership incontesté. Au prix d’innovations importantes et d’une stratégie audacieuse, le consortium européen EADS a refait son retard et rivalise depuis quelques années avec son concurrent Américain. Les nouveaux entrants Embraer (Brésil) et la COMAC (Chine) tentent de bousculer ce duopole.
Depuis le mois de juillet 2009 l’opinion publique en Pologne et en République tchèque semble être nettement en la défaveur des Etats-Unis. Les promesses faites par l’administration Bush n’ont pas suffi à compenser les morts de soldats en Afghanistan et les efforts de guerre réalisés en Irak ; Barack Obama quant à lui annonce la remise en question du projet de bouclier anti-missile le 17 Septembre 2009, jour commémoratif de l’invasion de la Pologne par la Russie pendant la 2nde guerre mondiale (attaque qui avait eu lieu sans déclaration de guerre). S’agit-il d’indifférence de la part de la nouvelle administration américaine ?
Kaliningrad est la capitale la plus à l'est des territoires Russes, l'une des 89 régions ou "oblast" de Russie qui a la particularité d'être séparée de sa mère patrie par, au minimum, 3 frontières étrangères, ou une mer (qui reste gelée une partie de l’année).
L'actuel territoire de Kaliningrad (anciennement Königsberg) fut le berceau du peuple prussien. le premier peuple germain à réaliser l'empire Allemand au XVIIiem siècle. Il fut donné à la l'URSS à l'occasion de la conférence de Postdam en juillet 45, lors de la chute du IIIe Reich. Après une dé-germanisation menée parallèlement à une russification systématique mise en œuvre par les soviétiques, ce qui restait de la Prusse orientale est devenue un territoire Soviétique à part entière puis Russe lorsque ses voisins : la Lituanie et la Pologne se sont émancipés. Cette nouvelle géopolitique rendit évidente cette étrangeté territoriale que les géographes pointilleux qualifient d'exclave et qui n'est pas sans évoquer le corridor de Dantzig.
Aujourd’hui, l'oblast de Kaliningrad est une région très intéressante à étudier car c'est un théâtre révélateur des stratégies de puissance des pays environnants.