L’opengovernment contre la Chine ?

08-10-2011 dans Matrices stratégiques

Les Etats-Unis ont-ils décidé de contrer la Chine par une politique d’endiguement calquée sur leur modèle de contre influence bâti à l’époque de la guerre froide.
Dans un article paru sur un blog canadien, l’auteur, David qui se présente comme « un entrepreneur de politique publique, activiste de l’open government en relation  avec deux entreprises dérivées de Harvard Negotiation Project ,  explique que les Etats-Unis ont déjà pratiqué cette stratégie à l’époque de la guerre froide pour contrer le bloc soviétique en mettant en opposition économie de marché/démocratie versus économie dirigée/régime totalitaire communiste. Aujourd’hui, derrière l’idée d’open government, transparait l’intention de créer une fracture entre la notion de démocratie ouverte (symbolisée par le modèle américain) et de démocratie fermée (évolution éventuelle du modèle chinois). Les stratèges de Washington misent sur le fait que la Chine ne pourra et ou ne voudra jamais s’aligner sur les standard occidentaux de gouvernance politique.

La première stratégie américaine d’endiguement a été initiée par le diplomate américain George Kennan, qui est considéré comme l'un des diplomates américains les plus influents de l'après-guerre. En 1946, il était en poste à l’ambassade américaine à Moscou et fut l’auteur d’un télégramme diplomatique connu sous l’appellation "Long télégramme". Dans ce texte, Il mettait en garde en garde les autorités américaines contre la volonté de Moscou de répandre l’idéal communiste à travers le monde. Il contribua ensuite à la théorisation et à la mise en place d'une démarche de contre influence pilotée par la CIA afin de protéger le monde occidental des initiatives subversives pilotées par les organes.

Le lancement par Obama de l’initiative Open Governement est passée quasiment inaperçue dans le monde politique et les médias français. À l'occasion du lancement de l'Open Government Partnership (OGP – Partenariat pour une gouvernance transparente), le 20 septembre 2011 à New York, les Etats-Unis par la voix du président Obama ont dévoilé un des premiers axes de leur démarche en s’engageant à mettre en œuvre l'ITIE.

L'ITIE est une norme mondiale pour l'amélioration de la transparence en matière de revenus tirés des ressources naturelles. Les 35 pays sur la voie de la mise en œuvre de l'ITIE sont: l'Afghanistan, l'Albanie, l'Azerbaïdjan, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, le Guatemala, la Guinée, l'Indonésie, l'Irak, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Libéria, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, la Mongolie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, la Norvège, le Pérou, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Tchad, le Timor-Leste, le Togo, Trinidad et Tobago, le Yémen et la Zambie. 29 d'entre eux ont publié les paiements des entreprises aux gouvernements pour expliquer à leurs citoyens combien percevait leur gouvernement sur l'extraction de leurs richesses naturelles. La Norvège est le premier pays de l'OCDE à mettre en œuvre l'ITIE.
La France s’est tenue pour l’instant à l’écart de cette démarche d’open government.

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