La domination sud-coréenne sur le marché du GNL

PHO00036824La Corée du Sud, 15ème économie mondiale (Source : Trésor), est le second importateur mondial de GNL (gaz naturel liquéfié) (49.7 milliards m3 en 2012, soit 15% des importations mondiales) derrière le Japon (118.8) (Source : BP).  Bien que le pays soit dénué de ressources gazières, les entreprises sud-coréennes comptent parmi les acteurs incontournables sur le marché mondial du GNL. Devant ce constat, il est intéressant de se pencher sur les enjeux et perspectives de la stratégie de Séoul.

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Edito : Convergence IFRS : une guerre économique toujours active

ifrs-comptabiliteLa normalisation comptable internationale IFRS visant à renforcer la comparabilité des états financiers pour mesurer la performance économique réelle des entreprises n’en finit pas de faire débat.

Une polémique qui prend de l’ampleur
D’un côté, le cadre conceptuel des principes comptables américains US-GAAP édictés par le FASB (Financial Accounting Standards Board), à dominante américaine et incluant des représentants de la SEC (Securities Exchange Commission), des principaux cabinets d’audit anglo-saxons, de sociétés américaines cotées, banques ou encore du CFA (Chartered Financial Analyst Society) (cf. note 1). Une vision de la comptabilité destinée aux actionnaires, qui prend en compte la règle de la fair value, la valeur de marché de l’entreprise, variable par définition dans le temps en fonction des conditions de marché.

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LG : La réforme du modèle historique de chaebol

02-01-2014 dans Industries et souveraineté

LG_chaebolPendant les vingt dernières années, de nombreux scandales impliquant les chaebols coréens sont apparus. Ces articles et reportages de presse ont terni l’image du le gouvernement coréen sur la scène internationale. Son manque de transparence et les aides exorbitantes accordées aux entreprises les plus puissantes du pays sont les principales critiques faites envers ce pays alors en pleine explosion économique.
Sensible aux diverses critiques émises à l’encontre des chaebols, le groupe LG a su rester discret et forger, dans l’ombre, sa réforme, actuelle clé de son succès. Le groupe LG est actuellement considéré comme le troisième chaebol de Corée du Sud derrière Samsung et Hyundai.
Et pourtant, si ce chaebol n’a pas la notoriété de Samsung à l’international, il pourrait être la meilleure arme du gouvernement coréen pour l’amélioration de son image à l’international.
 

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L’agriculture mondiale : un débat qui n’en finit pas. Le Groupe de CAIRNS à l’OMC

09-12-2013 dans Industries et souveraineté

omc-agriculture-cairnsLe thème de l’agriculture dans les négociations commerciales internationales n’est apparu qu’à partir de l’Uruguay Round entre 1986 et 1994, dernier cycle de négociation du GATT, avant la création de l’Organisation Mondiale du Commerce.
Il a été intégré aux négociations de l’OMC dans le but de réglementer et de libéraliser les échanges. Seulement les négociations agricoles sont impactées par de fortes oppositions, dans lesquelles le Groupe de Cairns apparait comme un acteur majeur. Depuis 1994, la question agricole est l’obstacle majeur au succès des rounds de négociation de l’OMC.
L’objectif est d’analyser les caractéristiques et les enjeux du Groupe de Cairns face à ses interlocuteurs dans le cadre des négociations agricoles à l’OMC, d’identifier les différentes étapes de négociation, de comprendre la position des parties adverses et d’envisager les issues possibles.

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Le GPS Navstar : norme militaire universelle ?

06-11-2013 dans Industries et souveraineté

navstar-gpsGPS-navstarLe GPS Navstar est un système de positionnement par satellite développé par l'US Air Force à partir de 1973. Il convient de préciser que le terme « GPS » (Global Positioning System) est un terme générique. Cependant, se référer au GPS revient le plus souvent à se référer au système de GPS américain Navstar. Autrement dit, les Etats-Unis se sont arrogés le terme générique, témoignage d'une forte influence, si ce n'est d'une hégémonie totale en matière de système de positionnement par satellite. Ce système repose sur une constellation de 30 satellites qui couvrent la totalité de la surface terrestre (1). Jusqu'à une époque récente, ce système américain a de nombreuses fois fait preuve de sa suprématie (2), tant sur le plan civil que militaire et ce n'est que par le bon vouloir de ce pays que nous profitons à des coûts très réduits de cette technologie. Ainsi les usages militaires dépendent du Department of Defense (DoD) américain. La mainmise de ce dernier est totale en la matière, de l'exportation de la technologie et de tout matériel utilisant celle-ci à la fourniture du signal en lui-même (3). De fait, tout matériel militaire utilisant la technologie GPS est soumis à l'International Traffic in Arms Regulations (4), ce qui permet à l'administration américaine de disposer d'un panel des équipements utilisés par les puissances étrangères, mais aussi d'avoir un droit de regard concernant l'autorisation ou le refus de l'usage de leur technologie. Par ailleurs, si le DoD décidait à tout moment de brouiller ou de dégrader le signal GPS, civil ou militaire, rien ne pourrait l'en empêcher. Il ne faut pas non plus négliger l'avantage de cette utilisation mondiale d'un tel système en matière de collecte de données, qui représente pour les Etats-Unis une véritable aubaine dans l'obtention du renseignement par le biais de la National Geospatial Intelligence Agency (5). Enfin, c'est également en raison de sa position de pionnier en la matière, que le système Navstar, a  su se constituer en tant que norme militaire universelle. L'absence de concurrent fiable et les possibilités que le système a su offrir a donné l'occasion aux armées alliées des Etats-Unis de bénéficier d'une technologie avancée mais ceci au prix d'une dépendance technologique totale.

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Edito : Exportation du Rafale : chronique d’un échec annoncé ?

DASSAULT-RAFALE-MARINE"La France a raté ce rendez-vous (…) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir-faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire". Ce constat désabusé dressé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d’une émission radio-télévisée le 19 mai dernier se rapportait au dossier des drones : il aurait aussi bien pu s’appliquer à l’affaire du Rafale.
Bien que résolument en pointe dans nombre de domaines industriels, la France peine à exporter ses produits high-tech souvent par mépris des priorités de ses clients potentiels ou par manque d’une stratégie d’influence réactive, dans un milieu international hautement concurrentiel. Les aléas de l’exportation du Rafale pourraient s’avérer emblématiques de ce manque de savoir-faire « à la française ».

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La dissonance cognitive des constructeurs automobiles français

03-10-2013 dans Industries et souveraineté

vintage_poster_art_deco_automobile_franceLes publications du premier semestre 2013 relancent la guerre des chiffres chez les constructeurs automobiles européens. Alors que la Commission européenne enquête sur la garantie de 7 milliards d’euros accordée par l’Etat à la banque PSA Finance, les ventes du groupe français montrent un recul de 13% dans un marché européen en repli de 7% sur le premier semestre. Très exposé en Europe avec près de 60% des volumes, PSA voit ses ventes chuter de 9,8% sur un marché mondial en progression de 3% (cf. note1).

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Manœuvres chinoises pour conquérir des parts du marché mondial du vin

01-10-2013 dans Industries et souveraineté

vin-chinoisLa procédure « anti dumping » lancée par la Chine contre les vins de l’Union Européenne a été présentée comme une contre mesure aux menaces de rétorsion de l’Union Européenne (UE) sur les importations de panneaux solaire chinois. Les ministres français, espagnols et italiens avaient tous espéré que celle-ci s’arrêterait avec la conclusion d’un accord sur le solaire. Il n’en est rien. Apparemment poussée par ses propres viticulteurs (80 à 90 % des vins consommés en Chine sont d’origine chinoise), la Chine persiste dans sa volonté de sanctions pour protéger sa production nationale mais aussi pour en écouler une partie significative dans les pays consommateurs de vin.

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Le Cloud à la française, une imposture ?

cloud_franceLe cloud computing peut être considéré comme une révolution numérique de par les perspectives de croissance annoncées (un marché en 2012 estimé à 65 milliard USD avec 15 à 20% de croissance par an jusqu’en 2020) mais aussi par son appropriation massive dans les milieux privé, public et également chez les particuliers. Ce marché est largement dominé par les acteurs américains qui occupent plus de 60% de part de marché. Seulement, même sans mentionner le risque de renseignement économique permis par le Patriot Act, les acteurs français l’utilisant sont dépendants de fournisseurs étrangers pour des données ou applications stockées dans le cloud.

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Les parfumeurs du luxe français face au risque d’interdiction de certains ingrédients indispensables au secteur

09-07-2013 dans Industries et souveraineté

parfums_franceEn juillet 2012, la commission européenne a reçu un avis du SCCS (comité scientifique pour la santé des consommateurs) sur le potentiel degré allergène de certaines substances naturelles utilisées dans les parfums. Celles-ci concerneraient 1 à 3 % de la population européenne. En publiant une telle analyse, le comité a mis les industriels du parfum en alerte.
Les acteurs de la chaîne de production dans son ensemble sont concernés par ce texte, et parfois de manière diamétralement opposée. Ils apparaissent ainsi sur trois échiquiers différents : politique, économique et sociétal. Dès lors, l’Association française des producteurs de Parfums a besoin de bénéficier d’une véritable cartographie des acteurs en présence et de tous leurs mouvements stratégiques. En effet, leurs interactions ou inerties représentent des actions fondamentales à comprendre ou à prévoir, afin de mieux appréhender les enjeux stratégiques d’un tel texte.

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L’accord Google – Presse française : Histoire d’une hypothèque de l’information

11-04-2013 dans Industries et souveraineté
google-presse-franceLe 1er février dernier, le Président de la République a signé à l’Elysée un accord avec Eric SCHMIDT, président de Google concernant la presse française. Depuis plusieurs mois, l’Association de la presse d’information politique et générale négociait avec la firme américaine pour une répartition plus équitable des revenus tirés de la publicité générée par les articles en ligne. L’adoption par la France d’une loi encadrant les droits voisins a même été soulevée par les représentants de presse pour arracher cet accord à Google.
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Google Vs Baidu : la guerre des moteurs de recherche

09-04-2013 dans Industries et souveraineté

google-baiduDepuis la fin des années 90 jusqu’à aujourd’hui, le secteur de l’Internet s’est caractérisé par sa forte mutabilité et sa capacité à se diffuser à l’ensemble des pays du monde. Les entreprises américaines qui aujourd’hui détiennent le leadership ont bénéficié du dynamisme du secteur. Néanmoins, leur position de numéro un aux Etats-Unis et en Europe s’arrête aux frontières de l’Asie et du plus grand marché du monde, celui de la Chine. Fort de 570 millions d’internautes, le marché chinois est le nouvel Eldorado des géants du Net. A l’heure actuelle, Google et Microsoft semblent impuissants et n’arrivent pas à égaler Baidu, le champion chinois. Seuls Qihoo 360 ou Soso, semblent être en mesure de remettre en question la position hégémonique de Baidu en Chine. Impuissants, Google et Microsoft, chacun de leur côté, ont décidé de s’associer à leurs homologues chinois pour pénétrer de manière progressive le marché. Parallèlement, le gouvernement chinois mène une véritable guerre d’information à l’encontre des moteurs de recherche. Jaloux du monopole de Baidu sur la toile, le Gouvernement accuse l’entreprise privée de ne pas respecter les droits d’auteurs. De même, depuis 2010 de forts conflits opposent le gouvernement chinois à Google concernant la liberté d’information. Ainsi se dessine un jeu d’alliance entre les moteurs de recherche sur fond de guerre d’information menée par le gouvernement chinois.

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Polémiques sur les rachats d’entités économiques par des puissances étrangères

08-03-2013 dans Industries et souveraineté

qatar_dohaLes récentes révélations du journal France Football, le 29 janvier dernier, a engendré  une déflagration auprès de l’opinion publique. Celles-ci sont de nature à compromettre le soutien économique potentiel, et bienvenu,  dans une période de disette de finances publiques. Le rachat du club de football Paris Saint Germain a révélé à la lumière la puissance financière du Qatar. Déjà, le  socialiste Julien Dray et le député UMP Lionel Luca ont vivement pris position contre l’accroissement de l’influence du Qatar en France.

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Les drones et la puissance aérienne future

01-03-2013 dans Industries et souveraineté
dronesDans cette nouvelle Note Stratégique de CEIS, Bertrand Slaski analyse les orientations prises par les forces armées américaines dans le domaine des systèmes de drones aériens. Selon l'auteur du document, la manière dont cette problématique est traitée aux États-Unis offre en effet un bon exemple des débats actuels et futurs suscités par la mise en réseau croissante des effecteurs, capteurs et vecteurs non pilotés. On peut observer que cette note a l'avantage d'explorer des domaines non traités dans la presse lorsque celle-ci évoque les drones.

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Un médicament français piégé par une manœuvre américaine à Bruxelles

20-02-2013 dans Industries et souveraineté

medicamentsUn laboratoire américain aurait manipulé la Commission Européenne pour obtenir indirectement le refus d’une demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de l’Orphacol, médicament lancé par un laboratoire français. La Commission a privilégié un avis fondé sur des motifs purement juridiques pour prendre sa décision sans tenir compte de l’avis positif émis par deux scientifiques de l’Agence Européenne du Médicament (AEM), favorables à l’Orphacol. Cette décision pour le moins étrange fait actuellement l’objet d’un débat animé à Bruxelles et d’une procédure devant la Cour de Justice de l’Union Européenne.  Au delà de la polémique, il existait pourtant des signaux clairement annonciateurs de l’offensive contre la demande d’AMM du laboratoire français. Alors pourquoi les Français ont-ils fait preuve d’autant d’inertie face à une manœuvre adverse visant à contrarier la finalisation de leur projet de recherche.

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Création d’un observatoire des industries stratégiques européennes (OISE)

OISEEn août 2012, l’OISE lance un nouveau site très discret (sans coordonnées ni contacts) consacré aux industries stratégiques européennes.
Cet observatoire est adossé à une association du même nom, créée en 2005, par Franck-Emmanuel Caillaud (actuellement directeur général Analyses Stratégiques et Formations chez Risk&Co), Michael Hellerforth (Head of Competitive Intelligence, Janus Consulting GmbH) et Aude Vathère (aujourd’hui rédactrice au Centre de Crise du ministère des Affaires étrangères).

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Amesys : les dessous d’une attaque médiatique

04-02-2013 dans Industries et souveraineté

AmesysLe 30 août 2011, le Wall Street Journal met en accusation la société française Amesys, filiale du géant informatique Bull. Amesys est accusée par le journal américain d’avoir vendu à Mouammar Kadhafi un système de surveillance des télécommunications (« Eagle »), qui aurait permis au dirigeant libyen de surveiller la population de son pays et d’opérer ainsi des arrestations et des emprisonnements d’opposants du régime. Dans la foulée, le monde médiatique s’empare de l’affaire et met en avant la vente des Deep Packet Inspection, produits par des sociétés informatiques, aux dictateurs de la planète.
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L’influence de Dagong sur la zone Euro

« Je pense que les agences internationales de notation devraient garantir la sécurité du système financier mondial » tels sont les mots du président, Guan Jianzhong, de l’agence de notation chinoise Dagong dans un contexte de crise financière globalisée. Les agences de notation sont des organismes indépendants spécialisés dans l’étude du risque de défaut. Les plus reconnues sont Fitch, Moody’s et Standard and Poor’s, agences de notation anglo-saxonnes, qui représentent à elles seules plus de 97% de la notation financière. Cet oligopole s’appuie sur une réputation bâtie depuis plus de 100 ans. L’agence Dagong, quant à elle, s’est développée dès 1994 sous l’impulsion de sept institutions étatiques chinoises (1). Son président, Guan Jianzhong, possède 60% des capitaux de l’agence, les 40% restants appartiendraient à l’un des fondateurs dont ne connaît pas l’identité. Guan Jianzhong a reçu, en janvier 2012, le prix du « Shangai leader talent ». Aujourd’hui l’agence compte 1 000 salariés répartis dans 34 succursales éparpillées sur le sol chinois. L’émergence d’une agence notation au sein du pays premier créancier de la planète change les codes d’une industrie jusqu’ici peu diversifiée. Selon le directeur de l’agence, nous sommes dans « une situation où les pays endettés dominent le système de notation et fournissent des informations qui leur sont favorables entraînant ainsi l’effondrement du rapport créancier/débiteur » (2).

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Attaques informationnelles visant DHL

A l’issue de deux décennies de rachats et de prises de participations tous azimuts, le secteur de l’express en Europe semble être sur le point de se stabiliser. La structure devient, à chaque étape, un peu plus oligopolistique.
Toutefois, il serait réducteur d’appréhender le marché de l’express par la seule lunette des entreprises présentes sur le marché. Les activités liées à l’express étant fondées en majeure partie sur la main-d’œuvre, d’autres acteurs doivent être considérés afin d’avoir la vision la plus exhaustive possible d’un marché consolidé et fortement concurrentiel, où chaque aspérité peut avoir des conséquences insoupçonnées.
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La nouvelle économie politique, Revue Limes 3/2012

Les bouleversements engendrés par la fin de la guerre froide ont modifié notre perception l’économie de marché. Le déclin industriel des pays occidentaux, l’agressivité commerciale des nouvelles puissances économiques et les effets dévastateurs des crises financières remettent en cause la vision pacifiée de la mondialisation des échanges telle qu’elle était promue et enseignée jusqu’à présent. Comme l’écrit Erik Reinert (1), le monde occidental s’est enlisé dans ses certitudes en pensant que le libéralisme était une fin en  soi. La réalité du monde actuel est bien différente. Les champions nationaux sont de nouveau le fer de lance des économies  les plus performantes. L’accroissement de puissance par l’expansion économique est un paramètre qui est au cœur de la dynamique chinoise, indienne et brésilienne. Ces nouveaux entrants ont bousculé les grilles de lecture des économistes et des politologues français qui rechignent encore à prendre en compte l’évidence du retour en force des affrontements de nature économique dans les relations internationales. Dans ce nouveau contexte de mondialisation, il est légitime de s’interroger sur la nécessité de donner un nouvel élan à l’économie politique.

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