Edito : La Chine : géant économique, nain politique ?
La Chine est un géant économique. Deuxième puissance économique mondiale, elle n’est plus un pays émergent, attribut abusif qu’elle continue de revendiquer en particulier auprès des pays en développement dont elle se dit si proche. Cette technique rhétorique qui irrigue le discours officiel de l’Empire du milieu lui permet de ne pas s’initier à son rôle de puissance majeur, de légitimer son modèle de développement et donc d’augmenter sa sphère d’influence auprès de pays qui aspirent à la même chose qu’elle : le développement et la puissance économiques. Ainsi, la Chine pense qu’elle peut fédérer autour de son étendard, via des actions communes au niveau économique voire politique les pays qui ont été, au cours de l’histoire, spoliés de leurs richesses par un Occident prédateur.
Dans cette posture, il y a, n’en doutons point, un esprit revanchard que tous les discours officiels sur la coopération internationale entre l’Asie (il faut comprendre : la Chine en premier) et l’Occident - dans son acception géoéconomique la plus large – ne peuvent oblitérer.








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