La France a cette particularité étrange de ne pas savoir gérer certaines de ses richesses. C’est le cas dans un domaine où elle devrait exceller : celui de la guerre de l’information. Il existe aujourd’hui cinq cultures civiles de la guerre de l’information. Leur particularité est de s’ignorer et parfois de se combattre par clients interposés sans être capable de peaufiner leur complémentarité au profit de la défense des intérêts de l’économie française. Quelles sont ces cinq cultures ?
La première est le produit de la communication. Les filiales de Publicis et d’EuroRSCG en sont une illustration. Les méthodes sont bien huilées et s’appuient principalement sur un usage intelligent de l’audimat, un rapport privilégié avec les grands médias et de nouveaux domaines d’expertise comme le marketing viral. De nouvelles petites agences de communication s’engagent sur ce marché porteur et commencent à grignoter des parts de marché aux deux leaders historiques.
La seconde est le produit de la politique. Anne Meaux d’Image 7 en est la digne représentante. C’est le lien privilégié et reconnu avec le monde des décideurs et des centres de pouvoir. Avec Michel Calzéroni, elle occupe une place dominante sur ce marché très verrouillé par les relations de confiance bâties durant la guerre froide dans la lutte anticommuniste menée par la droite et l’extrême droite soutenue financièrement par la fraction dure du patronat français.
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