Les brevets : nouvelles armes de la guerre économique (cas du Japon)
Au cours de notre étude, nous avons considéré les principaux points suivant qui ont mené le Japon à devenir une des plus grandes puissances mondiales dans le monde. Lire la suite…
Le dernier ouvrage de Philippe Baumard (le vide stratégique, CNRS éditions) ouvre enfin le débat de fond que fuit le monde politique depuis la fin du gaullisme. Professeur atypique et hors normes de l’université française, Philippe Baumard a une qualité essentielle : il dit ce qu’il pense. A ce titre, il sort des sentiers battus qu’empruntent souvent ses pairs, à l’image d’un Jean Hervé Lorenzi, Président du cercle des économistes, qui ne cesse de répéter à qui veut bien l’entendre qu’il ne peut pas faire de pronostics sur l’avenir ! Cette prudence verbale, — que vous ne trouverez pas dans Le vide stratégique – montre combien la science économique est en train de basculer dans le sophisme ! Il faut bien admettre que la pensée dominante des dernières décennies, symbolisée par le discours des économistes contemporains, est chahutée par les vicissitudes de l’Histoire (le libéralisme remis en cause par le modèle atypique développée par une dictature communiste comme la Chine), laminée par sa vision mono culturelle du monde (hors de l’analyse du marché et de la finance, point de salut pour comprendre la mondialisation), et aux antipodes de la transdisciplinarité dans la quelle les sciences dures se sont engagées depuis longtemps. Dans son ouvrage, Philippe Baumard a évité cet écueil. Il a osé sortir de la bulle contemplative en abordant la question centrale de la stratégie.
La Chine a connu une croissance exponentielle durant les vingt dernières années et dépasse aujourd’hui la puissance économique (en terme de PIB) de pays tels que la France, la Grande Bretagne et bientôt l’Allemagne (selon les statistiques 2007 de l’IMF et The World Bank).
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Au cours de notre étude, nous avons considéré les principaux points suivant qui ont mené le Japon à devenir une des plus grandes puissances mondiales dans le monde. Lire la suite…
Gilles Balmisse et Denis Meigan viennent de publier aux éditions Hermès-Lavoiser leur nouvel ouvrage : La veille 2.0 et ses outils. De cet ouvrage qui propose des apports théoriques, et des exemples et outils opérationnels, deux constats s’imposent. Lire la suite…
Arrivé depuis peu à la Maison Blanche, Barack Obama se trouve déjà confronté à la difficulté d’amener le changement promis. Le message véhiculé pendant toute la campagne annonçait une rupture nette avec les pratiques de ses prédécesseurs. Au-delà de la volonté, le président se trouve confronté à une réalité parfois encombrante qui entrave la révolution voulue.
Séminaire de recherche de l’Ecole de Guerre Economique du 11 février 2009 avec comme intervenants : Pierre Gueydier, Aude de Kerros et Christian Harbulot.
Les OGM ont toujours été un sujet de polémique en Europe, et spécialement en France. Ce dossier réalisé dans le cadre du Mastère Spécialisé Marketing Management de l’ESSEC revient sur la problématique des conflits qui entourent les OGM en France.
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Dans un contexte de crise économique mondiale, alors que le monde entier reste dans l’expectative, la relation déjà tendue entre la Chine et les Etats Unis se dégrade encore de manière significative. Les lourdes conséquences économiques pourraient avoir raison du statu quo sino-américain basé sur une compréhension mutuelle des intérêts de chacun. Le combat pour l’hégémonie mondiale sera âpre, et nous ne serons pas que de simples spectateurs.
Il est inutile de présenter le "Blackberry", ce "couteau suisse" très tendance business utilisé partout dans le monde, a bien failli ne plus être produit suite à une plainte pour contrefaçon de 8 brevets. En 2006 et pour éviter le procès, la société américaine Research in Motion (RiM) s’est trouvée contrainte de verser 612,5 millions de dollars. Lire la suite…
Dans la compétition économique qui oppose les différentes économies nationales à travers le monde, le brevet est devenu une arme stratégique. C’est d’abord pour une entreprise ou un pays un moyen de protéger et d’exploiter son avance technologique, c’est aussi un indicateur de créativité technique et de dynamisme industriel dont on peut déduire le positionnement stratégique d’une entreprise ou d’un pays par rapport à son environnement géoéconomique. Retard technologique, nouvelle orientation industrielle, autant de données sensibles dans la » guerre économique » qui deviennent plus facilement accessibles par l’observation attentive des brevets et de leur contenu.
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Conflicker est un classique ver informatique détecté par Microsoft au mois d’octobre 2008. Malgré le correctif mis en ligne, le ver s’est rapidement propagé, profitant ainsi du faible niveau de mise à jour des logiciels Microsoft, infectant plus de 9 millions de machines à travers le monde. Ce ver informatique continue donc à faire des dégâts importants, et cela malgré que des correctifs existent depuis plusieurs mois ! Mais quand le réseau infecté est celui de l’armée française, on est en droit de se poser quelques questions. Surtout quand la DCSSI semble faire son travail en mettant en ligne la procédure d’éradication du programme malveillant. Selon Intelligence Online, « les réseaux informatiques du ministère de la défense sont infectés par un virus qui a immobilisé certains systèmes d’armes, à l’instar des Rafale de l’aéronavale ».
L’étude à pour but de faire ressortir les particularités du système russe en termes de dépôt de brevets. Trouvant son origine dans l’URSS, nous nous attacherons, après un bref historique, à développer l’évolution du système de protection intellectuel et du cadre juridique mis en place. Une attention spécifique sera portée sur la perception différente qu’ont les russes sur la protection de la propriété intellectuelle et la manière dont cohabite cette protection avec une culture du secret toujours présente. Après avoir constaté que la Russie ne représente pas un acteur de premier plan mondial en termes de dépôt de brevets, nous verrons que la protection de certains secteurs stratégiques apparaît comme un enjeu de puissance pour Moscou.
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Signalons un article de François-Bernard Huyghe sur le « Web 2.0: Influence, outils et réseaux » qui sera publié dans la nouvelle revue sur l’intelligence économique R2IE. Nous vous proposerons très prochainement une interview de l’équipe de R2IE…
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Influence, contre-influence, manipulation et propagande
Les applications 2.0 au service de la guerre de l’information
Dans le monde actuel, l’innovation matérialisée par le dépôt de brevets est une arme d’indépendance scientifique et de valorisation technologique pour les entreprises et les Etats. L’analyse de la problématique des brevets pour la Chine dans sa stratégie de puissance via une analyse sectorielle et territoriale du marché intérieur des dépôts de brevets sur la période 2000-2006, suivie d’un examen des deux échiquiers politique et juridique a permis de dégager l’orientation stratégique de la Chine en R&D. Bien que les informations disponibles soient partielles et ne puissent être recoupées, le dossier démontre, qu’à l’heure actuelle, la forte croissance du nombre de dépôt de brevets en Chine est relativisée par la créativité inégale selon les secteurs. Lire la suite…
Alors que Barack Obama vient juste d’accéder au pouvoir, certains étudient déjà les clés du succès de sa campagne. Un bon reportage d’Ipol et un rapport complet de Terra Nova mettent en avant un élément important de cette réussite : la cyber-communication, qui a révolutionné le dialogue entre un politicien et ses partisans et facilité les pratiques militantes.
Alors que le monde apprenait la réintégration des évêques intégristes au sein de l’Eglise Catholique, un autre évènement est venu modifier l’orientation de l’Eglise : la création d’une « chaîne » du Vatican sur Youtube.
Benoît XVI a donc décidé de devenir un pape de « l’ère numérique », suivant en cela l’exemple de plusieurs hauts dignitaires de l’Eglise comme l’archevêque de Naples, le cardinal Crescenzio Sepe, qui voit en Facebook un moyen « de répandre la parole de Dieu » . Le lancement ce 23 janvier de la chaîne Youtube, suivi d’une déclaration de Benoît XVI sur Internet, « don pour l’humanité » qu’il veut accessible à tous, apparaît comme une ouverture en direction des internautes, la Toile devenant ainsi une terre de mission comme une autre. Dans cette optique, Youtube est, vu le trafic généré par le site, l’outil informationnel idéal pour se lancer à la (re)conquête des internautes.
C’est maintenant devenu une habitude entre la bûche de Noël et la galette des rois, l’inévitable crise gazière annuelle entre la Russie et l’Ukraine. Que celle-ci soit plus importante que les précédentes n’étonnera personne en ces temps de crise économique ; la Russie se raccrochant à ses valeurs sures dont, bien entendu, le gaz.
Derrière ce néologisme contraction de Cyber et d’Armageddon, se cache pour les autorités américaines une réelle menace pour nos sociétés modernes devenues ultra dépendante des systèmes d’information. Le risque selon le FBI : une apocalypse cybernétique conséquence d’une attaque informatique massive sur les infrastructures vitale tel que le transport de l’électricité, de l’eau, le contrôle aérien, les communications mobiles, la sécurité des centrales nucléaires, la bourse, les archives nationales, etc… Les oracles d’Hollywood, spécialistes des scénarios catastrophes, nous ont déjà même donné un aperçu des conséquences de ce type d’attaque : un retour à l’âge de pierre !
Au cours des vingt dernières années, un certain nombre de penseurs ont joué un rôle déterminant dans la structuration de la pensée du monde occidental. Aux Etats-Unis, Alvin Toffler (Guerre et contre guerre), Francis Fukuyama (La fin de l’Histoire et le dernier homme) et Samuel Huntington (Le Choc des Civilisations) ont symbolisé cette nouvelle approche du monde : le premier pour sa vision de l’évolution des rapports de force sous la pression de la technologie et de la connaissance, le second pour avoir annoncé la disparition de modes de gouvernement autres que la démocratie libérale, le troisième pour avoir prédit l’effacement progressif de l’Occident en raison de sa perte de puissance économique et démographique. Alvin Toffler rappelait encore en 2007 dans son ouvrage La richesse révolutionnaire, publié en 2007 chez Plon que « Le véritable message transmis par les États-Unis, qui se révèle plus important que leur rhétorique idéologique et commerciale, est ce que nous appellerons l’ « Évangile du changement ». C’est cette pensée dominante aujourd’hui qui s’adresse aux milliards de personnes appartenant aux sociétés rigides du monde entier.»
Olivier Zajec, diplômé de Saint Cyr et de Sciences-Po Paris, doctorant à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et actuellement chargé d’études chez CEIS, nous initie, dans Les secrets de la géopolitique, aux outils d’analyse du raisonnement géopolitique. Selon lui, « la Géopolitique étudie les inerties physiques et humaines qui affectent le comportement interne et externe des Etats. Elle éclaire aussi les fondements politiques des actions pacifiques ou guerrières qui par la conquête ou la défense de territoires, cherchent à assurer, par le biais de stratégies militaires, économiques et politiques, la pérennité d’une communauté dans l’Histoire ».