L’accouplement monstrueux entre le système communiste totalitaire et le capitalisme mondialisé sans entraves : personne ne l’avait rêvé, mais la Chine l’a quand même fait !
Un nouveau mythe?
Parmi les nombreux ouvrages, articles, reportages publiés ces dernières années, bien peu évoquent l’envers du décors de la folle croissance chinoise : ce ne sont que paillettes, tops model, construction de barrages, de cités nouvelles, bref l’acheminement vers un avenir résolument radieux. Les media s’attachent à construire une image fascinante de la Chine pour les Européens. Une mythologie où ce pays deviendra la première puissance, le plus grand atelier et le plus vaste marché du monde…
Mais la réalité est plus prosaïque. C’est ce que tentent de décrire les deux auteurs. Il existe une Chine de l’envers, qui souffre, qui est exploitée sans vergogne. Une Chine sans systèmes éducatif et de soins dignes de ce nom, sans logements décents. La Chine de Mao (que nombre de Chinois regrettent), si elle n’était pas vraiment le régime idéal des libertés et de lendemains qui chantent imaginée par certains, sous l’influence d’une propagande lénifiante et d’un enthousiasme indiscutable d’une jeunesse occidentale en mal d’idoles, n’en était pas moins une terre où régnait un peu plus d’égalité et de respect des masses laborieuses. Lire la suite…